Nan Goldin, la photographe qui casse les codes

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Nancy Goldin dite « Nan Goldin » est une photographe et réalisatrice américaine. Elle partage sa vie entre Londres et Paris, née le 12 septembre 1953, à Washington, D.C, aux États-Unis.

Nan Goldin

Un objectif atypique

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Nan Goldin est une figure emblématique de l’underground new-yorkais des années 1980. Elle a douze ans quand sa soeur de 19 ans se suicide. Elle étudiera la photographie à ImageWorks jusqu’en 1974. Elle passera alors du noir et blanc au cibachrome. Elle s’installe à New York où elle travaille comme barmaid, et organise dans son bar, le Tin Pan Alley, ses premières projections. Sa première exposition personnelle est sortie en 1973.

La photographe s’est faite connaitre au début des années 1980 avec La Ballade de la dépendance sexuelle, diaporama de 750 clichés accompagnés de musique, projeté pour la première fois en 1979 au Mudd Club de New York.

Depuis, la photographe expose dans le monde entier, mettant en lumière les événements du quotidien de son entourage, ses amis, sa famille, ses voisins… Nan Goldin révèle la beauté des corps atypiques, sans filtre ; ses prises de vues sont autant des prises de positions.

Femme de combat, elle s’est récemment attaquée aux laboratoires pharmaceutiques américains et aux opioïdes, responsables de 33 000 morts par overdoses en 2015 aux USA…

De passage en France, elle a exposé ses paysages oniriques au Chateau d’Hardelot, en 2018.

Zoom sur ces visages trop souvent mis dans l’ombre…

 
Nan Golding est là pour ça… Exactement pour ça.

Pour mettre en lumière ces corps et ces destins hors du communs. Avec son objectif, elle nous fait rentrer dans un monde méconnu de beaucoup.

“J’ai de la chance d’être encore en vie ”

nan goldin

Solitaire, Nan goldin a voyagé très jeune entre les cultures. Adoptée, rejetée, puis de nouveau adoptée, elle en a forgé un sacré caractère d’indépendance qui l’a amené à vivre une histoire incroyable.

A 15 ans , elle a rencontré celui qui a le plus compté dans sa vie. Pendant 30 ans ils furent très proches, c’est d’ailleurs celui qui lui a donné ce surnom ” nan “.

Il a été le premier à passer derrière son objectif. C’est par lui qu’elle rencontre les drag Queens avec qui elle passera 3 ans, dans une maison complétement dingue comme elle l’expliquera par la suite. C’est d’ailleurs cette expérience qui a fait naître en elle ce désir de photographe, une photographe si particulière.

Mariage, sida, mort, communauté transgenre, héroïne , la vie nocturne, voilà l’univers de nan goldin. entre cure de désintoxication, beauté du travestissement, vulnérabilité et paillettes, elle explore un pan de l’écriture de soi, au delà de l’intime ou de l’étude anthropologique. Elle n’a pas peur de montrer au grand public des scènes qui peuvent être perçues comme dérangeantes ou provocantes, et mets en avant un monde trop méconnu, entre violences qu’elles dénoncent et poésie, nan goldin nous fait entrer dans son monde en toute transparence et beauté.

kenny putting on make-up, boston 1973 by nan goldin
Kenny Putting On Make-up, Boston 1973
1973

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