Les Humains précipitent l’évolution

L’Homme ne provoque pas uniquement la disparition d’espèces, contrairement aux idées reçues. Elle en
favoriserait même parfois, l’apparition. L’évologie, un mélange entre les études d’écologie et d’évolution,
est une toute nouvelle discipline apparue pour étudier ces phénomènes.

LA THÈSE DE DARWIN, REMISE AU GOÛT DU JOUR

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Darwin est connu pour sa célèbre théorie de : « l’évolution des espèces ». Cette théorie consiste à dire que : les espèces animales et végétales ont dû changer pour survivre, s’adaptant aux variations de leur
environnement. Seuls ceux qui survivent ont des descendances, c’est ce qu’on appelle « la sélection naturelle ».
Pourtant, sur un point, cette théorie diffère avec le phénomène observable aujourd’hui.
Eh oui, car selon Darwin, cette évolution était très lente ! Pourtant, aujourd’hui, on peut remarquer que
certaines espèces, afin de survivre, s’adaptent extrêmement vite à des conditions de vie inédites.

L’EXEMPLE DU MILAN DES MARAIS

Le Milan des Marais est une espèce de rapaces, appartenant à la famille des Accipitridae, la seule du genre Rostrhamus. Cette espèce était alors, il y a 10 ans, menacée d’extinction. La cause ? La raréfaction de son unique proie : le mollusque d’eau douce.

Ce mollusque (bien que présent depuis plus de 2 millions d’années) a été peu à peu détruit par le drainage des canaux, ou encore la pollution. Sa disparition est donc due à la main de l’Homme.
Inévitablement la chaîne alimentaire en fut modifiée. Cette disparition menaçait alors avec elle, celle du milan des marais.

L’INTERVENTION INVOLONTAIRE DE L’HOMME, QUI SAUVERA L’ESPÈCE

L’escargot géant d’eau douce

En 2007, va se jouer un événement qui renversera l’ordre établi. Eh oui, des escargots géants d’eau douce
envahissent les mers, relâchés par des vendeurs d’animaux tropicaux.

Ceux-ci sont indestructibles face à l’assèchement des eaux ou la pollution. Ce qui était l’unique proie du milan des marais devient pour eux, immangeable.
Le bec du milan des marais n’est pas assez adapté ! Les escargots qu’il mange d’habitude, sont deux à trois fois plus grands.

On se dit alors que l’extinction de l’espèce est inévitable…
Pourtant, contre toute attente, cette apparition a préservé l’espèce.

L’ADAPTATION A UN MILIEU INÉDIT

Le Milan des marais a alors su s’adapter à sa nouvelle proie. Unique moyen de survie, il a donc développé un bec plus long, pour manger aisément ces escargots.
Cela nous mène à cette théorie : « l’évolution peut être observée en quelques années si la survie et la reproduction de l’espèce en dépendent. »

L’Homme alors, est-il un prédateur ou un sauveur ?


Depuis son existence, l’Homme a contribué à de nombreuses extinctions d’espèces, comme le dodo, le grizzly ou le grand pingouin.

Le dodo, disparu en 1681

Pourtant, on ne peut le voir uniquement comme un prédateur. Il lui arrive d’en sauver certaines, par hasard, comme pour le cas du milan des marais, mais parfois par choix, comme le cas de la tortue birmane (celle qui donne l’impression de sourire en permanence) qui avait été présumée éteinte il y a deux décennies.

LA TORTUE BIRMANE


Eh oui, la tortue par une apparition découverte par un villageois, prouvait en 2001 que son espèce n’était pas tout à fait éteinte.
Et à peu près à la même époque, un spécimen vivant fait son apparition sur un marché de Hongkong.
C’est le lancement d’un programme de conservation. L’impact humain est alors indéniable pour ce qui concerne la sauvegarde de l’espèce. D’ailleurs, Steven G Platt, herpétologue à la Wildlife Conservation
Society, a déclaré : « Si nous n’étions pas intervenus, cette tortue aurait
simplement disparu ».
Les tortues font face à l’un des risques d’extinction les plus élevés de tous les groupes d’animaux.
En effet , plus de la moitié des 360 espèces de la planète sont répertoriées comme menacées.

La tortue birmane


Prédateur ou sauveur, nous pouvons donc conclure que l’Homme est finalement, un peu des deux.

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