Le Théâtre du Soleil gronde

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Ariane Mnouchkine et le Théâtre du Soleil s’insurgent

Ariane Mnouckine, metteuse en scène de renom et fondatrice du théâtre du Soleil interpellait le gouvernement en janvier dernier, sur la gestion de la crise sanitaire. Depuis, qu’en n’est il ? Extrait d’une rencontre…

Le Théâtre du Soleil, c’est une compagnie de théâtre fondée  par Ariane Mnouchkine en 1964 avec Philippe LéotardJean-Claude Penchenat, Françoise Tournafond ou encore Claude Forget.

Ariane Mnouchkine crée la troupe après avoir suivi les cours de Jacques Lecoq. C’est alors une jeune troupe cosmopolite qui élit domicile dans le 12e arrondissement de Paris. L’ancienne cartoucherie du bois de Vincennes deviendra alors le nouveau repère de jeunes compagnies. Un nouveau lieu de théâtre dans lequel réside encore aujourd’hui plusieurs autres compagnies.

Un théâtre pas comme les autres

Le théâtre du Soleil n’est pas un théâtre comme les autres. En effet, datant d’avant 1968, son but est d’établir de nouveaux rapports avec le public et de se distinguer du théâtre bourgeois pour faire un théâtre populaire de qualité.

Les spectacles du Soleil ont toujours été des spectacles engagés d’une manière ou d’une autre. Ils apportent sans cesse une parole critique sur l’époque, cherchant à avoir une vraie fonction sociale dans la société. Ils sont porteurs d’une dimension humaniste et politique au sens noble du terme.

Ariane Mnouchkine, une femme et une artiste engagée

Ariane Mnouchkine est sans doute la première directrice d’un théâtre public à ouvrir elle-même les portes au public, à déchirer les contremarques, à permettre au public d’assister au maquillage et à lui offrir à manger (de fameuses soupes).

La metteuse en scène e a fait une grève de la faim, en 1995, contre les massacres en Bosnie-Herzégovine. Elle a pris la tête d’un collectif d’artistes en faveur des Africains sans papiers en 1996, abrités quelque temps à la Cartoucherie même.

En 2021, c’est un nouveau combat qu’elle mène. Elle questionne le gouvernement dans une tribune, sur la lenteur du gouvernement en matière de vaccination contre le Covid 19.

“Ministres, n’êtes vous donc pas prêts ?

fustigeait- elle en janvier dernier.

C’est un cri de colère que poussait la metteuse en scène.

La pandémie ne doit pas envahir nos œuvres…

“Le théâtre, l’art, est un moment extraordinaire de communion entre les acteurs et le public, c’est un banquet spirituel, un moment d’espoir et de renforcement réciproque…

Un spectacle , c’est fait pour guérir du petit souci que l’on a eu dans la journée, ou redonner des forces au grand deuil que nous sommes entrain de traverser.”

A la question, pensez vous que nous gagnerons contre la pandémie ? Elle renvoie à cette question : et nous ? Guérirons nous un jour de nos vices ?

Tout n’est pas de la faute du gouvernement. Leurs erreurs seront pardonnées. Leur arrogance jamais.

” Nous devons oser l’éloignement de la pandémie par l’art.. L’art doti s’élever au dessus, envers et contre tout.”

L’univers obsessionnel dans lequel une pandémie nous fait vire ne doit pas être le sujet principale d’une œuvre d’art. Il colore nos vie, nos actions, nos réveils, mais nous devons oser le dédain face à la pandémie.

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