Le démantèlement du cartel de la compote

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Le cartel de la compote

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Andros, materne et lactalis, les 3, principaux acteurs.

Ce qu’on leur reproche ?
Une entente sur les prix et répartition de marchés.
Et oui, en effet, une loi existe, celle du droit de la concurrence. Autrement dit, les entreprises n’ont pas le droit de se regrouper ou de s’arranger entre elles, puisque cela mettrait en danger la libre concurrence et  e le pouvoir d’achat des clients en péril. En effet, si des entreprises se regroupent, elles s’arrangeront pour augmenter leurs prix de façon complémentaire. Et donc, plus de place aux autres marques.

L’affaire

Entrel 2010 et 2014, peut-être  avez-vous payé plus cher les compotes issues de marques distributeurs. L’Autorité de la concurrence vient en effet de mettre en lumière un « cartel d’envergure nationale entre les principaux fabricants de compote », qui s’est notamment entendu sur les prix pendant cette période.

Résultat : 7 entreprises mises en cause à hauteur de 58,3 millions d’euros : les sociétés françaises Charles Faraud (16,4 millions d’euros), Andros (14,1 millions d’euros), Materne (13,6 millions d’euros), Délis (Lactalis, 9,5 millions d’euros), Valade (2,8 millions d’euros), Conserves France (1,9 million d’euros). Un septième participant, le néerlandais Coroos, a, lui, été exonéré d’amende, car il a révélé l’entente.

Un cartel, seulement sur les compotes ?

Au delà des compotes, ce fut un véritable trafique.
Il ne s’agit pas  simplement des compotes commercialisées dans les rayons des supermarchés sous le label Andros ou Materne, mais aussi  de celles que ces fabricants vendent à la grande distribution sous marques de distributeurs (les MDD) ou aux distributeurs de la restauration hors foyer (comme Sodexo, Transgourmet…)

Et les objectifs dans tout ça ?

Augmenter les prix de vente des compotes » auprès de ces clients, « de coordonner le montant des hausses », « de se mettre d’accord sur un discours commun justifiant ces hausses » ainsi que « de se répartir les volumes et les clients », voilà tout l’enjeu de ce cartel.

Un trafique en bande organisée

L’Autorité décrit un système très organisé avec un fonctionnement « secret et relativement sophistiqué ». Avec ainsi « des téléphones portables dédiés dont l’usage était spécialement réservé à la mise en œuvre de l’entente ou échangeaient par l’intermédiaire de boîtes de courriels privées », poursuit l’instance.

Et de citer l’exemple de cette réunion « bilatérale » avec Coroos en septembre 2012 au cours de laquelle Materne, qui « servait d’intermédiaire entre tous les participants », a indiqué qu’il « allait envoyer ses nouveaux prix le 1er octobre 2012, avec une augmentation de 15 à 18 centimes par kilo et qu’Andros allait augmenter ses prix de 15 % »

On peut dire qu’en 2019, le cartel de compote s’est fait écrasé, et a donc été réduit, en compote…

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