La face cachée des énergies vertes

Quels sont donc les effets pervers de la Révolution Verte ? La voiture électrique est-elle vraiment écolo ? Nos éoliennes et nos voitures électriques sont elles ” propres ” ? La face cachée des énergies vertes ” documentaire de Guillaume Pitron et Jean louis Pérez nous emmène à l’autre bout du monde et en France pour dévoiler ce qui se cache derrière la production des énergies vertes .

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La Révolution Verte en Chine, au Chili ou encore en Bolivie, à quoi ressemble t-elle ?

En 2015, la COP21 voit le jour. La COP21, c’est la 21e Conférence des parties (COP) à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de 1992. Elle réunit 195 États et l’Union Européenne, après celle de Varsovie (COP19) et Lima (COP20). Elle s’est tenue du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris-Le Bourget (93), sous présidence française.

Cette COP21 a pour but la réduction des gaz à effet de serre. “La face cachée des énergies vertes” est une  enquête sur les énergies vertes,  inspirée de l’essai de Guillaume Pitron, La guerre des métaux rares (Les liens qui libèrent, 2018).

La Chine est  le premier producteur de métaux rares. Dans notre quotidien, on utilise énormément ces métaux rares. Il y a énormément d’utilisations possibles. On retrouve par exemple du Néodyme dans pas mal d’éoliennes, mais pas toutes ; on trouve du Cobalt dans les batteries de voitures électriques ; du Gallium dans les panneaux solaires ; de l’Indium dans les écrans (ordinateurs, télé, téléphones…)..  Le revers de la médaille de cette révolution verte, c’est l’impact sanitaire et environnementale des industries en Chine, au Chili ou en Bolivie.

Le graphite, métaux très prisé par les industriels, se trouve en Chine, du moins on y trouve les 2/3. Mais pour assurer notre futur vert, le graphite est raffiné dans des usines souvent archaïques, où des Hommes travaillent jour et nuit, presque sans protection dans des lieux irrespirables. Ce sont les “Gueules noires du 21ème siècle”. Respirer trop longtemps sans masque peut provoquer des maladies telle la silicose, et les poumons se transforment alors en pierre. Cette fine poussière noir dont l’air est saturé contient de l’acide fluorhydrique. Lorsqu’il est respiré à haute dose, il est très toxique, voir mortel. Cela sert à fabriquer des énergies nouvelles dans le monde entier…

Les résidus du graphite sont disséminées à la campagne, à quelques dizaines de kilomètres à la ronde. Un immense tapis de poussière toxique recouvre alors une région agricole. La terre, est de moins en moins fertile.

L’écologie au Chili

Dans le Nord du Chili, une septième usine à charbon se construit, sous la direction d’ENGIE. Lutter pour la décarbonisation, tel est le rôle d’ENGIE, selon les paroles de la directrice générale. Quand on lui demande alors pourquoi faire une 7ème usine, elle reste évasive. Le Chili a promit d’arrêter l’utilisation du charbon, mais pas avant 2040.

Cette transition écologie tourne parfois à l’absurde, quand on voit que pour fabriquer des énergies vertes, le charbon s’intensifie à certains endroits de la planète.

Que contiennent alors nos énergies vertes ?

A mesure que la demande s’intensifie, le nombre de machine augmente afin de raffiner le cuivre. La matière commence d’ailleurs à se raréfier. Des prévisions à la baisse sont annoncées, avec pour 2030,2040, une décroissance de production alarmante. Avec ces rejets chargés en métaux lourds, cela pollue les sols de Chuquicamata, au Chili, plus grande mine de cuivre à ciel ouvert, 4km de cratère de cuivre . Le passage à l’électrique demande énormément de cuivre, car il faut en effet câbler les bornes par exemple parisiennes avec du cuivre. Pour produire des produits qui coûteront des centaines ou des milliers de yuan, les industriels rejettent des eaux sales . C’est ainsi que l’eau en chine est parfois pleine de particules blanches, tellement que l’eau ne peux parfois plus passer. Les gens contractent des cancers… c’est comme ça que l’on purifie l’air ne Europe. Cela conduit à dérégler encore plus le réchauffement climatique.

Elles ne contiennent pas que des métaux rares, mais aussi des métaux ordinaires ces énergies vertes.

Une éolienne nécessite par exemple 20 tonnes d’aluminium, et jusqu’à 500 tonnes d’acier. Un véhicule électrique lui, 80kg de cuivre, 4 fois plus que certaines voitures à essence.

La Norvège, est-elle fondamentalement écologique ?

En Norvège, une voiture sur deux est électrique. C’est le record mondial. Ils ont commencé la transition écologique il y a 20 ans. On compte dans le royaume scandinave plus de 200 000 voitures électriques roulant sur le territoire, contre 93000 en France. En 2025, toutes les voitures neuves vendus en Norvège devront être à 0 émissions. Les bornes de recharges envahissent les ures d’Oslo, on en compte 400 aujourd’hui pour un but de 8000 en 2025. Pour inciter les gens à acheter électrique, ils font des péages gratuits, des stationnements non payants, ou l’exemption de la TVA.

Pourtant, il y a un certain degrés d’hypocrisie. En effet, les politiciens savent bien d’où viennent tout ces métaux. Ils considèrent pourtant la provenance comme moins importante quant à l’idée d’avoir des voitures électriques circulant dans les rues. Le calcul des émission de co2 semble s’arrêter aux frontières pour les autorités norvégiennes. Localement les problèmes sont résolus. Mais simplement localement. Pourtant la Norvège est le 7ème plus gros exportateur mondiale de pétrole.

Ils exportent une quantité de gaz et de pétrole considérable. Il y a quelques mois, ils ont délivrés pas plus de 90 permis d’exploration, dont presque la moitié se trouvent dans le Nord, en Arctique. Une compagnie pétrolière ou un pays, cela se confond. C’est un paradoxe, pour un pays qui se prônent écologique, mais qui fournit et exporte le pétrole dans diverses pays. Ils n’assument pas la responsabilité des émission de gaz produites. La Norvège mène une politique écologique schizophrène selon Martin Norman, directeur financier norvégien. C’est une réalité difficile, mais on ne peut la décrire autrement. Nous refusons de nous regarder en face, et perdons donc toute crédibilité dans les négociations internationales.

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